Les statistiques en Seconde résument une série par des indicateurs de position et de dispersion. Une moyenne seule ne décrit pas la manière dont les valeurs sont réparties ; deux séries peuvent partager la même moyenne tout en ayant des écarts très différents.
La médiane et les quartiles reposent sur le classement des données. L'écart type, lui, tient compte de toutes les distances à la moyenne. Le choix de l'indicateur dépend donc de la question et de la sensibilité souhaitée aux valeurs extrêmes.
Séparer position et dispersion
Indicateurs de position et de dispersion
La moyenne, la médiane et les quartiles localisent une série. L'étendue, l'écart interquartile et l'écart type mesurent sa dispersion. La moyenne pondérée utilise les effectifs ou fréquences de chaque valeur afin de représenter correctement les répétitions.
Comparer deux groupes de même moyenne
Le groupe A obtient 8, 10, 10, 10, 12 et le groupe B 2, 8, 10, 12, 18. Les deux moyennes valent 10.
- Dans A, les écarts à 10 sont -2, 0, 0, 0 et 2.
- Dans B, ils sont -8, -2, 0, 2 et 8.
- Les carrés des écarts sont beaucoup plus élevés dans B.
- L'écart type de B est donc supérieur à celui de A.
- La même moyenne masque ainsi une régularité très différente.
Construire un résumé statistique interprétable
- Trier les valeurs ou construire un tableau valeur-effectif.
- Vérifier l'effectif total et calculer les fréquences si elles sont utiles.
- Calculer la moyenne pondérée, puis déterminer médiane et quartiles par les rangs.
- Calculer un indicateur de dispersion adapté à la question.
- Comparer les séries en commentant à la fois position et dispersion.
Calculer variance et écart type
Variance puis écart type
La variance est la moyenne pondérée des carrés des écarts à la moyenne. L'écart type est sa racine carrée et possède la même unité que les données. Plus il est faible, plus les valeurs sont regroupées autour de la moyenne.
Lire une boîte à moustaches et un histogramme
La boîte à moustaches met en évidence médiane, quartiles et étendue sans montrer chaque valeur. Un histogramme montre la distribution par classes. Les deux représentations complètent les indicateurs numériques mais ne répondent pas aux mêmes questions.

Pourquoi les écarts sont élevés au carré
Pourquoi utiliser les carrés des écarts
La somme simple des écarts à la moyenne vaut toujours zéro : les écarts positifs et négatifs se compensent. Les carrés rendent toutes les contributions positives et donnent davantage de poids aux écarts importants. La racine finale restitue l'unité d'origine.
Choisir des indicateurs robustes ou sensibles
Médiane et écart interquartile résistent mieux aux valeurs extrêmes. Moyenne et écart type utilisent toute l'information et sont adaptés lorsque les écarts eux-mêmes comptent. Une comparaison sérieuse annonce les indicateurs choisis.
La moyenne et l'écart type seront réinterprétés avec les variables aléatoires discrètes. Les tableaux croisés statistiques préparent les probabilités conditionnelles.
Les notions travaillées correspondent au cadre défini par le programme officiel de mathématiques du niveau dans le cadre de statistiques Seconde. Les prolongements signalés servent directement à choisir des indicateurs robustes ou sensibles.
Repères symboliques pour statistiques Seconde
| Écriture | Lecture et usage |
|---|---|
| effectif total | |
| fréquence d'une valeur | |
| écart interquartile | |
| variance | |
| écart type |
Contrôler effectif, ordre et unités
Erreur fréquente : ne pas calculer une moyenne de moyennes sans tenir compte des effectifs des groupes. Les coefficients de pondération sont indispensables lorsque les tailles diffèrent.
Contrôle utile : la moyenne doit se situer entre le minimum et le maximum ; l'écart type doit être positif et conserver l'unité des données.