Pourcentages Seconde : évolutions successives et réciproques

Les pourcentages en Seconde décrivent une proportion ou une évolution, deux situations qui utilisent le même symbole mais pas le même calcul. Une proportion compare une partie à un ensemble ; un taux d'évolution compare une variation à une valeur initiale.

Le coefficient multiplicateur unifie les augmentations et diminutions. Il devient indispensable pour composer plusieurs évolutions et pour comprendre pourquoi une hausse de 20 % suivie d'une baisse de 20 % ne ramène pas au départ.

Distinguer proportion et taux d’évolution

Proportion et évolution ne se confondent pas

Une proportion pp est le quotient d'un sous-effectif par l'effectif total. Un taux d'évolution tt est le quotient de la variation par la valeur initiale. Les deux peuvent être écrits en décimal ou en pourcentage.

Calculer un prix après deux évolutions

Un prix de 250 euros augmente de 12 %, puis bénéficie d'une réduction de 15 %. On cherche le prix final et le taux global.

  1. La hausse correspond au coefficient 1,12.
  2. La baisse correspond au coefficient 0,85.
  3. Le coefficient global vaut 1,12×0,85=0,9521{,}12\times0{,}85=0{,}952.
  4. Le prix final est 250×0,952=238250\times0{,}952=238 euros.
  5. Le taux global est 0,9521=0,0480{,}952-1=-0{,}048, soit une baisse de 4,8 %.

Choisir la base correcte d’un calcul en pourcentage

  1. Identifier s'il s'agit d'une partie d'un ensemble ou d'une variation temporelle.
  2. Nommer clairement la valeur de référence utilisée au dénominateur.
  3. Convertir chaque taux en coefficient avant une succession d'évolutions.
  4. Multiplier les coefficients puis retrancher 1 pour obtenir le taux global.
  5. Contrôler le sens du résultat et reconstruire la valeur finale.

Composer les évolutions avec des coefficients

Le coefficient multiplicateur

Une évolution de taux tt multiplie la valeur par 1+t1+t. Des évolutions successives se composent en multipliant leurs coefficients. Le coefficient de l'évolution réciproque est l'inverse du coefficient initial.

Vf=Vi(1+t),Cglobal=C1C2,Creciproque=1C.V_f=V_i(1+t),\qquad C_{global}=C_1C_2,\qquad C_{reciproque}=\frac1C.

Organiser une chaîne d’évolutions

Un schéma fléché place les valeurs successives et le coefficient sur chaque flèche. Il rend visible la base de chaque pourcentage et permet de parcourir la chaîne dans les deux sens en multipliant ou en divisant.

Évolutions successives et coefficients multiplicateurs
Deux évolutions successives se composent en multipliant leurs coefficients, et non en additionnant leurs taux.

Justifier le produit des coefficients

Composer deux évolutions

Après la première évolution, V1=V0C1V_1=V_0C_1. La seconde donne V2=V1C2V_2=V_1C_2. En remplaçant V1V_1, on obtient V2=V0C1C2V_2=V_0C_1C_2. Le produit vient donc de la composition des transformations, et non d'une règle artificielle sur les pourcentages.

Relier pourcentages, suites et données statistiques

Les taux fixes répétés préparent les suites géométriques et la fonction exponentielle. Les proportions interviennent aussi dans les tableaux d'effectifs, les probabilités et l'interprétation de résultats d'enquête.

Les évolutions répétées annoncent les suites géométriques. Le modèle continu correspondant est la fonction exponentielle.

Le périmètre de cette leçon suit le programme officiel de mathématiques du niveau dans le cadre de pourcentages Seconde. Les prolongements signalés servent directement à relier pourcentages, suites et données statistiques.

Repères symboliques pour pourcentages Seconde

ÉcritureLecture et usage
p=nAnp=\frac{n_A}{n}proportion d'une sous-population
t=VfViVit=\frac{V_f-V_i}{V_i}taux d'évolution
C=1+tC=1+tcoefficient multiplicateur
Cg=C1C2C_g=C_1C_2coefficient global
Cr=1CC_r=\frac1Ccoefficient réciproque

Éviter l’addition abusive des pourcentages

Erreur fréquente : les taux successifs ne s'additionnent pas, sauf approximation explicitement justifiée pour de très petites variations. Le calcul exact utilise toujours les coefficients.
Contrôle utile : appliquer le coefficient global à une valeur initiale simple, par exemple 100, pour lire directement le pourcentage final et vérifier le sens.