Une limite décrit le comportement d'une fonction près d'un point ou lorsque la variable s'éloigne indéfiniment. Elle ne se confond ni avec la valeur de la fonction au point étudié ni avec une lecture approximative de la courbe.
Les calculs utilisent un petit nombre d'idées robustes : reconnaître une limite de référence, composer des opérations licites, extraire le terme dominant ou encadrer. Les asymptotes traduisent ensuite certains résultats en informations géométriques.
Lire une limite dans chaque situation
Trois voisinages à distinguer
On peut étudier lorsque , lorsque ou lorsque . Près de a, les limites à gauche et à droite peuvent être différentes.
Une fonction peut ne pas être définie en a tout en possédant une limite finie en ce point. Elle peut aussi être définie en a avec une valeur différente de la limite. Pour annoncer une limite en présence d'une coupure, on examine séparément les deux côtés avant de conclure.
Passer des limites de référence aux opérations
| Expression | Réflexe |
|---|---|
| Polynôme à l'infini | terme de plus haut degré |
| Fraction rationnelle | factoriser les puissances dominantes |
| Racine et différence | multiplier par le conjugué |
| Fonction composée | suivre la valeur de la fonction intérieure |
| Produit ou quotient | vérifier les signes et le dénominateur |
Une forme indéterminée signale que les règles usuelles ne tranchent pas. Pour , diviser par révèle la limite 2. Pour une différence de racines, le conjugué transforme la soustraction en quotient plus simple. La transformation doit préserver le domaine autour du point étudié.
Comparer les croissances
Exponentielle, puissances et logarithme
En , la fonction exponentielle domine toute puissance entière positive. Toute puissance positive de x domine le logarithme népérien.
Ces résultats ne permettent pas de comparer n'importe quelles expressions sans adaptation. On factorise, on inverse ou on effectue un changement simple pour faire apparaître une forme connue. Les conditions de domaine, notamment pour le logarithme, restent visibles dans la rédaction.
Relier limites et asymptotes
Asymptotes parallèles aux axes
Si quand ou , la droite est une asymptote horizontale. Si quand d'un côté, la droite est une asymptote verticale.
Une asymptote ne dit pas que la courbe ne la coupe jamais. Pour préciser la position relative à une asymptote horizontale, on étudie le signe de . Les asymptotes obliques sont un approfondissement du programme en vigueur : elles peuvent être présentées comme prolongement, sans les rendre exigibles.

Méthode complète de calcul
- Préciser le point ou la direction de la limite et le domaine utile.
- Tester les limites des composants et identifier une éventuelle forme indéterminée.
- Choisir une transformation : factorisation, conjugué, comparaison ou composition.
- Appliquer les règles en surveillant le signe pour les limites infinies.
- Interpréter géométriquement seulement si une asymptote ou une branche est demandée.
Dans un quotient près d'une valeur qui annule le dénominateur, un tableau de signes local détermine si la limite vaut plus ou moins l'infini de chaque côté. Écrire seulement « dénominateur nul » ne suffit pas : le numérateur et le signe du dénominateur décident du résultat.
Erreurs fréquentes et prolongements
Erreur fréquente : remplacer x par la valeur visée dans une expression non définie et conclure que la limite n'existe pas. La limite concerne les valeurs voisines.
Contrôle utile : une estimation graphique ou numérique doit être suivie d'un calcul exact ; elle sert à détecter un signe incohérent, pas à justifier la réponse.
La comparaison discrète a été étudiée avec les limites de suites. Le comportement local sera exploité dans la continuité et le théorème des valeurs intermédiaires. Les croissances comparées se complètent avec le logarithme népérien.
Le cours distingue les attendus et les approfondissements conformément à le programme officiel de Terminale, spécialité mathématiques.